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dimanche 9 janvier 2011

Qui est René Vautier ?

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=36336

 René Vautier est un réalisateur et scénariste français, né le 15 janvier 1928 à Camaret-sur-Mer (Finistère) .

En 1950, il réalise son premier film, Afrique 50, qui était une simple commande de la Ligue de l'enseignement destinée à mettre en valeur la mission éducative de la France dans ses colonies. Sur place, il décide de témoigner d'une réalité non commandée, le film sera interdit pendant plus de quarante ans. Ce sera le premier film anticolonialiste français, chef-d’œuvre du cinéma engagé, qui lui vaudra 13 inculpations et une condamnation de prison, son co-inculpé est Félix Houphouët-Boigny. Il s'agit une condamnation en violation du décret Pierre Laval (Ministre des colonies) de 1934 et Vautier est mis en prison militaire à Saint-Maixent, puis à Niederlahnstein en zone française d’occupation allemande. Il sort en juin 1952.

Afrique 50 reçoit la médaille d’or au festival de Varsovie. Engagé en Afrique sur divers tournages, il rejoint le maquis des indépendantistes du FLN[réf. nécessaire]. Directeur du Centre Audiovisuel d’Alger (de 1961 à 1965), il y est aussi secrétaire général des Cinémas Populaires.

De retour en France, il fonde en 1970 l'Unité de Production Cinématographique Bretagne (UPCB) dans la perspective de « filmer au pays ». En janvier 1973, il commence une grève de la faim, exigeant « […] la suppression de la possibilité, pour la commission de censure cinématographique, de censurer des films sans fournir de raisons ; et l’interdiction, pour cette commission, de demander coupes ou refus de visa pour des critères politiques ». René Vautier aura raison de la commission. Il sera soutenu par Claude Sautet, Alain Resnais et Robert Enrico. Au terme de cette grève, la loi sera modifiée. En 1974 il reçoit un hommage spécial du jury du Film antiraciste pour l’ensemble de son œuvre. Il fonde en 1984 une société de production indépendante: « Images sans chaînes ».

Il s'est toujours efforcé de mettre « l'image et le son à disposition de ceux à qui les pouvoirs établis les refusent », pour montrer « ce que sont les gens et ce qu'ils souhaitent ». Comme Jean-Luc Godard, qu’il a croisé lors de la constitution des Groupes Medvedkine en 1968, le seul collectif cinéastes-ouvriers de l’histoire du cinéma, René Vautier est un des très rares cinéastes à développer une théorie en acte de l’image.

Il a reçu en 1998 le Grand Prix de la Société Civile des Auteurs Multimédias pour l’ensemble de son œuvre.


Il faut voir aussi le film  : "Octobre à Paris" (merci à Crab' de m'y avoir fait penser)

R Collectif M. Audin et J. Panijel, France, 1962, 70'(Beta)

Octobre 1961: la population algérienne de Paris manifeste pacifiquement. La police massacre des centaines de manifestants. Octobre à Paris mêle les images d’archives, les reconstitutions et les interviews. Interdit dès sa sortie, ce film n’a été diffusé que dans la clandestinité.

http://cailloutendre.unblog.net/2008/02/06/commemorations/

jeudi 6 janvier 2011

L'amnésie des manuels d'histoire française :

http://resist.netliberte.org/?m=200910

"Tout n'a pas été dit. D'abord on ne sait pas, et l'on ne saura certainement jamais, combien il y a eu de victimes : plusieurs centaines ont été recensées, des corps ne seront sans doute jamais retrouvés, des disparus de l'Histoire. Et puis, l'Etat français n'a toujours pas reconnu le caractère de crime d'Etat, pour cette répression - Henri Pouillot , Historien.

Le 17 octobre 1961 alors que la guerre d’Algérie touche à sa fin, le FLN appelle à une manifestation pacifique dans les rues de Paris pour dénoncer le couvre-feu raciste imposé quelques jours plus tôt aux Algériens et par extension à tous les Maghrébins. Cette manifestation rassemble environ 30.000 personnes. Le préfet de police de Paris, Maurice Papon, organise une répression sanglante. Certains furent purement et simplement jetés dans la Seine pendant que d’autres subissaient la torture dans des centres de détention…

Qui nous en parle ? pas à l'école, pas nos élus ... Personne ne veut s'en souvenir.





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Les ratonnades (au sens premier historique, c'est-à-dire des violences contre les personnes nord-africaines) ont été particulièrement violentes dans les années 1950 et 60, faisant de très nombreux blessés et morts dans le contexte de la guerre d'Algérie.

La plus importante fut le massacre des Algériens à Paris les 17 et 18 octobre en 1961, qui fut qualifiée de ratonnade à l'époque, et qui fit des dizaines de morts (les estimations varient de 30 à plus de 200). Une autre ratonnade importante fit 127 blessés graves : la « ratonnade de la Goutte d'Or », les 2 et 3 avril 1961.


Résultat de la ratonnade du 17 octobre 1961 à "la goutte d'or" à paris.
Ces dizaines de morts dans les manifestations font suite à des centaines d'arrestations arbitraires d'Algériens par la police de Paris et les supplétifs FPA, à l'occasion desquelles de nombreux Algériens ont été torturés, parfois à mort. Parmi les tortures, citons celle où on fait boire au prisonnier de l'eau de Javel. Des viols ont également été commis pendant les perquisitions chez les Algériens de Paris.

Au Royaume-Uni, de nombreuses ratonnades, appelées là-bas "paki bashing", ont été commises par des racistes d'extrême droite dans les années 1970 à la suite de la venue d'immigrés pakistanais ("Paki" est un terme informel péjoratif utilisé pour désigner une personne d'origine pakistanaise).

En Espagne, des ratonnades eurent lieu suite aux attentats du 11 mars 2004 à Madrid, plus précisément en Andalousie.

En revanche, le phénomène de ratonnade exercée par des citoyens ordinaires a été également très important. Il est notamment, mais pas seulement, le fait de skinheads néonazis, comme Blood and Honour appelant à la violence contre les immigrés. Un des derniers exemples en France fit un mort.

2 et 3 avril 1961 : les harkis organisent la " ratonnade de la Goutte d'Or " : 127 blessés graves, 32 établissements saccagés et pillés. M. Papon fait saisir Libération (édition du 5 avril) pour éviter la parution d'une enquête sur les exactions.