Affichage des articles dont le libellé est traficant. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est traficant. Afficher tous les articles

dimanche 30 janvier 2011

Les drogues dures

La Drogue c'est un chiffre d'affaire de 3 000 milliards de dollars
La drogue est responsable de 15% de la mortalité des 25/35 ans dans le monde







Histoire de la Cocaine : Les feuilles de coca ont été utilisées par les Indiens d'Amérique du Sud depuis plus de 3000 ans. L'utilisation de la coca est associée historiquement à des cérémonies religieuses et réservé aux nobles. Actuellement, les feuilles sont mâchées au Pérou et en Bolivie pour leurs vertues thérapeutiques. Mâcher les feuilles de coca procure une légère euphorie, augmente l'endurance physique et réduit les effets du mal des montagnes et de la privation d'oxygène.

Un précis médical sur la cocaïne fut publié en 1569. En 1860, Albert Neiman a isolé la cocaïne de la feuille et a décrit l'action anesthésique que procure la drogue lorsqu'elle est mise sur la langue. Elle a d'abord été utilisée en ophtalmologie. En plus de son action anesthésique sur l'œil, la cocaïne diminue les réflexes oculaires et provoque une vasoconstriction des artérioles, ce qui diminue le saignement dans cette région très vascularisée. La cocaïne dilate aussi les alvéoles pulmonaires, provoque une vasoconstriction des capillaires de la cloison nasale, ce qui rend la respiration plus facile.

Au cours du 19ème siècle, la cocaïne a été utilisée contre des maladies respiratoires telles que la tuberculose, l'asthme et l'insuffisance respiratoire. Elle a aussi été utilisée, en particulier par Sigmud Freud, comme aphrodisiaque et dans le traitement des alcooliques et des morphinomanes avec les résultats que l'on devine.

Dans les années 1890, la cocaïne était devenue le composant principal de nombreux élixirs et autres potions toniques. Elle était incorporée dans les cigares, les cigarettes, les Chewing gum et aussi dans le Coca-Cola. La cocaïne n'a été retirée du Coca-Cola qu'en 1906. Les doses utilisées à cette époque n'étaient pas anodines et on dénombra en 1891, 200 morts par overdose.

En 1914, 46 états américains, dans le but de faire baisser la criminalité, ont mis sous contrôle l'utilisation et la distribution de la cocaïne. La même année l'usage, autre que médical, de la cocaïne a été prohibé. Dans les années 1950, la cocaïne n'était plus considérée comme un problème de santé publique. La cocaïne est réapparue en tant que drogue dans les années 1960. Depuis sa consommation est en augmentation régulière et actuellement elle n'est plus limitée à certains milieux aisés dans lesquels elle semblait cantonnée.

Guerre et drogues :

Après de premières recherches au Japon et aux États-Unis dans les années 1920, c'est en Allemagne, en 1937, qu'un chimiste arrive à synthétiser une amphétamine particulièrement efficace, la méthamphétamine. Elle est commercialisée la même année par la firme Temmler sous le nom de pervitine. Très vite, les médecins de la Wehrmacht s'intéressent à ce nouvel excitant du système nerveux qui accroît la vigilance, la résistance à la fatigue et le sentiment d'invincibilité. Distribuée aux conducteurs de chars et aux pilotes d'avions aussi bien qu'aux fantassins, la "pilule magique" permet à l'armée allemande d'envahir la France et l'URSS à marche forcée. Et, dans les derniers moments du Reich, de faire tenir les recrues des Jeunesses hitlériennes qui, après l'école, sont mobilisées dans la défense antiaérienne. Les témoins de cette époque révèlent aussi que, tant dans l'armée que dans la population civile, la consommation de pervitine en Allemagne s'est prolongée bien au-delà de la fin des hostilités. (origine arte.tv)

La métamphétamine donne de l’énergie, de l’assurance, rend agressif et surtout recule le seuil de la fatigue. Dès le début de la deuxième guerre mondiale, les belligérants comprennent les avantages d’un tel produit. Grâce à la pervitin®, les nazis lancent leurs fulgurants blitzkrieg. Des dizaines de millions de doses furent dispensées aux troupes. Au moment de l’invasion de la Russie, les cruels SS qu’on avait laissé piétiner durant des semaines, furent exhorées à semer implacablement la terreur en Ukraine puis on les gava de Pervitin. Les barbares nazis galvanisés par la méthamphétamine, écumant d’agressivité, laisserent libre cours à leur penchants sadiques. De nombreuses opérations spectaculaires nécessitant une endurance inouïe furent réalisées. Ainsi la libération urgente de Mussolini mobilisa par commando allemand qui s’entraîna intensivement, soutenu par la drogue, pour enlever le duce. Les scientifiques nazis essayèrent maintes combinaisons, associant parfois amphétamine, cocaïne et opiacés pour explorer les limites de la résistance et des possibilités humaines sur leurs soldats et… dans les camps de la mort. Cependant la prise d’amphétamine entraînait fréquemment trop de confusion et d’effets secondaires. Les enjeux étant trop importants, les médecins recommandèrent plutôt l’usage prolongé de pilules fortement dosés en caféine. Les commandos italiens préféraient les tablettes de « Simpamina D" ( Dextrometamphetamine). Le besoin d’action provoqué par ce produit étant irrésistible.


A la fin de la guerre le « Times » titrait en première page : « La méthédrine a gagné la bataille d’Angleterre. » On découvrit alors que cette drogue a permis aux aviateurs de tenir les cadences de dizaines d’heures de vol non stop, la RAF, manquant cruellement de pilotes. En 3 un peu plus de 3 ans les anglais en avaient consommé 72 millions de doses. Les GI’s en ont consommé 180 millions de comprimés durant ce conflit. Plus tard au Vietnam, ils étaient 10% des à en en consommer. Au Liban les milices vendaient la méthamphétamine à leurs ennemis en la coupant avec de l’héroïne. Cela atténuait la descente et les accrochait plus sévèrement. Récemment, en Afghanistan, des pilotes de chasse US ont tiré sur une patrouille canadienne, en tuant plusieurs, les prenant pour des Talibans. L’enquête révéla qu’ils avaient abusé de la Ritaline® qui leur était très légalement prescrite pour maintenir vigilance et combativité durant leurs missions qui durent généralement plus de 12 heures.

Qui et combien ?

La consommation de cocaïne dépasse les cercles habituels "branchés" et touche maintenant, souvent par effet de mode, une population jeune (en 2008, à 17 ans, l'expérimentation de la cocaïne concerne 25 000 jeunes. 3,3% des jeunes de 17 ans ont expérimenté la cocaïne). La saturation du marché américain a orienté davantage le trafic vers l'Europe via l'Espagne, les Pays-Bas et la côte ouest africaine.


Sous sa forme beaucoup plus addictive de « crack », elle est consommée par les populations les plus marginalisées, principalement aux Antilles et dans les quartiers nord de Paris.

Au total, on dénombre environ 150 000 consommateurs de cocaïne à divers degrés.
La Drogue c'est un chiffre d'affaire de 3 000 milliards de dollars,

La drogue est responsable de 15% de la mortalité des 25/35 ans dans le monde,
La drogue, c'est 40% des cas de sida,
La drogue, c'est 60% de la délinquance,
5.000.000 de personnes ont fumé du haschich en France et 1 million continuent d'en fumer,
On peut considérer qu'à partir de 3 "joints" par jour, on est toxicomane,
Un fumeur sur 20 devient toxicomane,
Plus de 20.000 jeunes étaient refoulés chaque année au service national pour toxicomanie.

Télécharger le rapport 2010 sur les chiffres de la drogue (PDF)

L'héroïne demeure le plus gros problème de drogue dans l'UE.

Le nombre d'Européens victimes d'overdoses a augmenté ces dernières années dans la plupart des pays de l'Union européenne (UE). Ce phénomène pourrait s'expliquer par une présence accrue de l'héroïne sur le marché européen. En Europe, l'héroïne provient essentiellement des champs de pavot cultivés en Afghanistan, où les récoltes ont atteint des niveaux records en 2006 et en 2007.

Si l'augmentation du nombre de victimes est généralement faible, elle traduit néanmoins une évolution importante par rapport au début de la décennie, qui avait enregistré une diminution globale des morts par overdose.

Les pays de l'UE ont dénombré 6 873 morts par overdose en 2005, contre 6 780 en 2004 et 6 350 en 2003. La plupart sont dues à l'héroïne, qui est restée pendant longtemps la première cause de décès parmi les jeunes européens, en particulier les jeunes hommes vivant en milieu urbain.

La consommation de cocaïne continue d'augmenter. On estime que 3,5 millions de jeunes européens (parmi les 15–34 ans) en ont consommé l'année passée. Le cannabis (marijuana et haschisch) reste la drogue la plus commune, même si sa popularité semble décroître. On estime qu'environ 17 millions d'Européens (soit 7 % de la population de l'UE) ont consommé du cannabis l'année dernière, dont un quart de façon régulière.

Il est difficile de déterminer combien de personnes consomment de l'héroïne aujourd'hui en Europe. L'OEDT estime que, dans l'UE et en Norvège, entre 1,3 et 1,7 millions de personnes se droguent au moyen de dérivés de l'opium (morphine et héroïne) et de substances synthétiques produisant les mêmes effets.

Même si le cannabis est beaucoup plus répandu, l'héroïne demeure le plus gros problème de drogue dans l'UE. Son coût, à la fois social et sanitaire, est bien plus élevé. Outre qu'elle provoque une forte dépendance et augmente les risques d'overdose, l'héroïne contribue à la propagation du VIH/sida et de l'hépatite C, qui peuvent se transmettre par des aiguilles contaminées.